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Grosse Patate c'est le surnom qu'on lui donnde à l'école parcequ'elle mange tout le temps. Elle, elle sait qu'elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, Rémi son souffre douleur, trouillard comme une fille, et Hubert dont tout le monde est amoureux.

 

Grosse patate raconte dans son journal la tristesse, le bonheur, les interrogations d'une petite fille qui essaie de comprendre le monde.

 

Ce premier texte du comédien et metteur en scène Dominique Richard traite de sujets essentiels comme l'amitié, l'amour, le deuil, la différence dans une languedrôle et inventive.

 

DOMINIQUE RICHARD

 

Après une maitrise de philosophie, il entre à l'Ecole supérieure d'Art dramatique du TNS à Strasbourg. Comédien, il joue sous la direction de Madeleine Gaudiche, Daniel Girard, Joël Jouanneau, Bernard Sobel, Pierre Vincent... Il met en scène Les chants de Maldoror d'après Lautréamont et Dans le petit manoir de Witkiewicz. En 1998, il écrit et met en scène sa première pièce, Arakis et Narcisse ou le journal de Grosse Patate.

 

Aujourd'hui, il se consacre de plus en plus à l'écriture et mène de nombreux ateliers en milieu scolaire et à la maison d'arrêt de Villepinte.

 

LA NAISSANCE DE GROSSE PATATE

 

Le personnage de grosse Patate est né d'une amie qui s'en voulait d'être une "grosse vache", d'une autre qui conservait une lettre d'enfanceou une camarade lui assurait "ce n'est pas vrai que tu es une grosse patate". Je me souviens avoir beaucoup ri avec mes amis de ces histoires.

 

Quand on jouait au foot, je voulais toujours être gardien de but. J'étais déjà le plus petit de ma classe. Cela m'a valu le surnom de "court toujours" car j'arrétais rarement le ballon et passais mon temps à aller le ramasser.(....)

 

Je me souviens m'être habillé comme un camarade que j'aimais bien et mêtre senti ridicule. Ca m'allait pas du tout.(.....)

 

Adolescent, je tenais un journal intime. (....) l'ayant relu un jour, je m'étonnai d'y trouver le récit d'incidents oubliés ou, à l'inverse, l'absence de souvenirs pourtant encore bien rééls aujourd'hui. (...) Ce mélange de faits insignifiants (qui ne l'étaient pas pour moi) et de grands événements dont je ne parle presque  pas, est ce qui m'avait le plus troublé, comme des couches allant à une vitesse différente. (.....)

 

Je crois, au final, que ce texte ne parle que du temps. Du temps qui passe, de ses accélérations et de sesd vides, des souvenirs qui se transforment, des espoirs et des déceptions. Et de ce temps qu'on nous vole, de ces réveils qui sonnent sans arrêt et vous hurlent d'aller plus vite, toujours plus vite quand on voudrait simplement se poser quelques instants pour parler à la lune.

 

 

 

 

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